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J'ai récemment eu l'occasion de déguster le nouvel opus du légendaire groupe trip-hop, j'ai nommé : Portishead Par rapport à Dummy (sorti en 1994), qui reste leur référence, je suis un peu déçu qu'il comporte deux fois moins de titres, mais je me réjouis de constater quelque variation du style, de leur découvrir une nouvelle facette, pas réellement plus rythmée, mais plus désarticulée encore... Si je devais décrire mes impressions sonores quant à ce Third (le troisième opus, vous l'aurez deviné), je dirais que c'est comme si l'on avait plongé un peu de Dummy dans une marmite, qu'on a laissé mariner avec le premier Daft Punk (Homework), qu'on avait fait revenir à feu doux avec le dernier Björk (Volta) et qu'on avait copieusement assaisonnés le tout d'Aphex Twin. Tout aussi onirique et envoutant que Dummy, je trouve Third un peu plus brutal, un peu plus éléctro. La liste des morceaux, pour ceux que ça intéresse, ou que ça inspire : 1. Silence - 4:59 2. Hunter - 3:57 3. Nylon Smile - 3:16 4. The Rip - 4:30 5. Plastic - 3:27 6. We Carry On - 6:27 7. Deep Water - 1:30 8. Machine Gun - 4:43 9. Small - 6:45 10. Magic Doors - 3:32 11. Threads - 5:47 Il me reste à découvrir Beth Gibbons (la chanteuse) et son Out of Seasons, sorti il y a déjà quelques années, mais que je ne connaissais pas. Je suis fan de Metallica depuis 7 ans maintenant, que j'ai découvert à rebours, achetant progressivement tous les albums des plus récents aux plus anciens, et j'ai adoré la découverte de tous les albums, surtout les premiers: Kill'em All et Ride The Lightning. Puis est sortit St Anger, qui faisait suite aux déjà moyens Load et Reload. Je vais juste dire que j'ai entendu mieux à la fête de la musique... Pour moi Metallica était mort, un groupe génial qui avait sortit des albums de légende entre 1982 et 1991. C'est vous dire si j'ai été surpris par DEATH MAGNETIC. Je ne m'y attendais pas du tout... J'avais juste perdu la foi. Et je l'ai retrouvé, car sourire aux lèvres je demande juste une chose: à quand le prochain? Il n'y a pas de morceaux d'anthologie, comme jadis, certes. Mais des riffs lourds super sympas, et un tempo énergique, comme dans les années 80. La tonalité est résolument sombre, désabusée, car 20 ans après, on n'a plus le même type d'énergie, ni la même vision du monde. Un album parfait pour ce début de siècle cynique... Putain la vache, j'étais plus que dubitatif, et en fait j'en ai limite les larmes aux yeux, il a fallut plusieurs écoutes pour me rendre compte de ce que j'avais dans les oreilles, LA RENAISSANCE D'UN MYTHE, tel Stallone avec ses deux derniers films, The Four Hoursemans sont revenus, enrichis de leurs échecs et de leurs errements vers l'essence même de leurs succès passés, afin de remettre le couvert, comme il y a 20 ans. HITS THE LIGHTS FOREVER! Raphaël, qui ne voulait pas aller voir Metallica en concert, même si on lui offrait la place, mais qui réfléchira sacrément lors de leur prochain passage!
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