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Le Cinéma est l'un des arts les plus accessibles, ça passe à la télé, ça tient sur DVD, en Divx, et les longs métrages passent 5 fois par jours dans des multiplexes d'une dizaine ou d'une vingtaine de salles. Et si il est rare de lire deux livres dans la même journée, il est plus facile de voir deux films d'affilée. C'est varié, ça sort tout le temps, ça grouille sur les étals de la FNAC et dans le programme de Télé 7 Jours, il y a des pubs affichée à tous les arrêts de bus et à tous les bar-tabac... Encore faut-il savoir différencier le bon grain de l'ivraie, surtout quand nous n'avons pas forcement les moyens en temps ou en argent de regarder tout ce qui sort, nous ne sommes pas tous des critiques de cinéma tout de même! Et bien c'est le sujet même de ce topic, nous sommes tous, à notre niveau, critiques de cinéma, il est question ici de dire quelques mots à propos du dernier film vu, afin de récolter d'autres avis, afin de se remémorer des films déjà vu, afin de nous rappeler que nous avons raté un film ou un autre, afin de nous donner envie d'aller au cinéma, d'acheter un DVD, ou de l'emprunter à un ami (ou tout autre méthode... Dans le domaine de la culture, la fin justifie les moyens). Mesdames et Messieurs, à vos écrans, à vos claviers, il est question ici de cinéma, et de partage! Raphaël, cinéphile John Rambo Il y a de ça plus d'un an, je me rappelle avoir beaucoup ris à la nouvelle de la production d'un nouveau Rocky, et surtout d'un nouveau Rambo, avec, encore et toujours, Sylvester Stallone aux commandes. Je me suis demandé ce qu'il avait dans la tête, pourquoi voulait-il tomber encore plus bas, et surtout faire descendre ses personnages encore plus au fond du navet et du film raté. Avec Rocky Balboa, j'ai du me raviser, ce fut une très agréable surprise. Avec Jonh Rambo, j'ai du me raviser aussi, et le fait qu'il ai réussi ces deux films tient du miracle! Et ce même si le Rocky 2007 est meilleur en bouche, le Rambo 2008 est mon petit favori, en ce sens que la tâche était autrement plus ardue tant la licence Rambo s'était enfoncée... C'est donc face à un bon film de guerre, d'une grande sincérité, et autrement plus réaliste qu'on aurait pu le penser (ou que peuvent le penser certains lors de la visualisation, le calibre 12,7mm ça fait de très gros trous! Si, si, je vous assure!) que je me suis retrouvé. Le choix de la Birmanie et de sa guerre civile qui n'en finit plus est aussi habile que méritant, évitant le ridicule Afghan du 3ème, et mettant en avant un conflit évité comme la peste par les médias policés et politisés qui sont les nôtres. Oui, certes, ce John Rambo est un film ultra-violent, mais ce n'est pas pour plaire aux amateurs de tripes, ici la violence n'est pas esthétisée, ce que Sylvestre tente de nous montrer, c'est qu'il se passe des choses horribles sur terre (c'est une surprise pour personne ici, mais là Stallone s'adresse à l'américain moyen qui a envie de voir un Rambo au cinoche), que personne n'agit pour faire quoi que ce soit, ou si peu de gens que ça ne change pas grand chose. Il tente de nous montrer des vérités sur la nature humaine, et sur la réalité de la guerre, que celle ci salit l'homme jusqu'au point de non-retour, et ce quelle que soit la valeur de la personne en question. Il tente de nous réveiller un peu, de nous faire sursauter dans notre passivité lasse entretenue par un consensus de je m'en foutiste général. Et il y réussit. Raphaël, très surpris, et très touché... Coluche, c'est l'histoire d'un mec La vague des biopics de célébrités culturelles françaises excentriques n'en finit pas, « La Môme », « Sagan », et maintenant « Coluche », à quand Desproges, De Funès, Brassens ou même Carlos (en prix cadeau)? La particularité de ce film, est que ce Biopic-ci ne retrace pas la vie de Michel Colucci, mais une période singulière de son existence. Début 80, la fin des années Giscard, ce sont les élections présidentielles qui se préparent. Coluche, alors au sommet de sa gloire, va se présenter, afin de parler de ce qui ne va pas en France, afin de représenter les oubliés de la démocratie, et ce qui fut une énorme blague va vite devenir un challenge... perdu d'avance... L'intérêt du film est double. D'un côté nous avons l'incroyable performance de François Xavier Demaison, qui, tel un phasme la feuille, incarne Coluche de si près que c'en est troublant. D'un autre côté nous avons la mise en évidence des failles de la démocratie, failles qui deviennent des gouffres insondables quand on les passe au microscope, ou à l'objectif d'une caméra. Car c'est une convention, si le bouffon du roi peut dire des vérités bienvenues, et que le roi peut être un bouffon à ces heures perdues, le bouffon ne peut être roi. Au niveau technique, la caméra est juste et sait se placer où il faut selon les besoins du moment, et l'ambiance est saisissante (vêtements, déco, musique, bienvenue en 1980). Si je devais trouver un défaut à la réalisation, je dirais qu'il manque de scènes longues, les fondus au noir s'enchaînent et se ressemblent, tel un documentaire, des « Chroniques de campagne » qui ne donnent pas le temps aux personnages secondaires de prendre l'ampleur que mérite la profondeur de leur jeu. Car il suffit de voir une phase de dialogue entre Demaison et Alexandre Astier, ou certaines scènes avec sa femme, incarnée par Léa Drucker, pour être touché au coeur par la justesse du moment. Moments rares, certes, mais à ne rater sous aucun prétexte. Raphaël, bouffon à ses heures perdues... Entre les murs Je tiens à le dire tout de suite, je n'aime pas les films « attrapes critiques », qui, au nom du réalisme, du film d'auteur, oublient ce qu'est le cinéma. Ces films difficiles, indigestes, avec des caméras à l'épaule pour donner une impression de reportage. Ils plaisent aux critiques, à ceux qui passent leur vie à regarder des films, à les décortiquer, à chercher les doubles sens... Mais ils sont de vraies arnaques pour ceux qui ont envie de voir autre chose que ce qu'ils voient tous les jours dans la rue ou au journal de 20 heures... Un film de cinéma, c'est un cadeau, c'est généreux, c'est bon pour les oreilles, pour les yeux, pour le coeur, ça fait rêver, ça fait voyager, ça fait se défouler! Mais il arrive, parfois, que la réalité soit plus généreuse que le rêve. Palme d'or au 61ème festival de Cannes, Entre les Murs est une adaptation libre du roman éponyme de François Bégaudeau, professeur de français dans un collège du XIXe arrondissement, qui dans son roman, utilise son expérience sur le terrain pour rendre compte de la réalité des collèges difficiles en ce début de 21ème siècle. Laurent Cantet, réalisateur; souhaitait faire un film sur le sujet et a trouvé chez François Bégaudeau la matière de son film. François, donc, se retrouve auteur, acteur, et personnage principal, dans une salle de classe, avec des élèves, des collègues, et même des parents d'élèves tous tirés du collège Françoise Dolto, (ou le film n'a pas été tourné pour cause de travaux) dans un exercice de recréation de leur travail, de leur personnages, d'eux même, et des confrontations élèves professeur qui sont le quotidien des salles de classe. De ces confrontations naitront, tour à tour, colères, joies, intelligences, désespoirs, frustrations, créations, complicités, et moments de grâce. Dans ce lieu que nous avons tous connu, dans ce lieu où se forge notre avenir, pour le meilleur, ou pour le pire. Raphaël, qui était un cancre en 4ème... Le Royaume Interdit J'ai grandit au Gabon, et durant ma petite enfance ils passaient des films de Kung-Fu des années 70 à la télévision, l'image était moche, les doublages à ce point affreux que c'en était drôle, mais il y avait des méchants bien méchants, et des gentils bien gentils. C'était la lutte du bien contre le mal, un cinéma de héros, tout ce qu'il faut pour forger la base du sens moral d'un gamin, lui apprendre le sens de la combativité, la valeur de la persévérance, et lui faire comprendre que pour un mauvais geste l'on doit toujours s'attendre aux conséquences (ici une terrible et mortelle rouste). Dans ce cadre, Le Royaume Interdit est un rêve de gamin qui devient réalité. Jackie Chan, dieu vivant des mandales et des cascades improbables, et Jet Li dont le Kung-Fu n'a pas d'égal au cinéma, tous deux devant l'écran, avec Yuen Wo Ping aux chorégraphies (je pense que Matrix est l'un de ses travails les moins réussis, c'est vous expliquer la chose). Le problème, c'est que ce n'est pas un film chinois, mais un film américain, avec derrière la caméra le réalisateur Rob Minkoff, Le Roi Lion, Stuart Little 1&2, qui n'est, c'est une évidence, pas tout à fait dans son milieu... Le scénario tient sur un mouchoir de poche. Et rappelle Gremlins ou Les Goonies de part sa candeur directement tirée des années 80, et qui explique tant mal que bien comment un adolescent américain va se retrouver embrigadé dans la légende du Roi Singe, grand classique de la culture chinoise. Les dialogues et l'interprétation ne crèvent pas le plafond, mais les décors et les costumes son magnifiques! Les phases martiales sont, de très loin, le point fort du film, le combat Jet contre Jackie (45 et 54 ans) est d'ailleurs un immense moment de cinéma tant la chorégraphie de Yuen est bonne, et l'exécution spectaculaire. Un film de Kung-Fu pour toute la famille, donc. Raphaël, qui a apprécié cet hommage au cinéma de Kung-Fu, car pour le réalisateur, le personnage principal ou le spectateur, c'est un rêve de gamin qui se réalise... Up! Just magic and imagination... Je reviens de l'avant premi... Lire la suiteère, et je tiens à remercier Pixar pour ce joyau, à ranger auprès de Wall-E et Monstre & Compagnie (du même réalisateur). "Là Haut!" nous parle tout d'abord du rêve, de celui qui rassemble et qui transcende. Puis de l'amour, de celui qui nous forge et nous fait grandir. Puis du deuil, et du souvenir, qui nous accompagne à chaque instant. Et ce en quelques minutes à peine, avant que ne commence l'aventure, au cours de l'une des plus belles et universelles des introductions. Carl Frederiksen, 78 automnes, refuse d'abandonner sa maison, encore chargée, tous mêlés, des souvenirs, des passions, et surtout, des rêves qu'ils a partagé toute sa vie durant avec l'amour de sa vie, la douce Ellie... Aussi décide-il, plutôt que de la vendre et de finir ses jours dans une maison de retraite, de partir. Ancien vendeur de ballons, il attache 20.622 ballons gonflés à l'hélium à sa maison, et s'envole pour l'Amérique du Sud, et les chutes du paradis, lieu magique, où, pour lui, tout commence et tout finit. Et la maison s'envole! Ramon Gomez de la Serna indiquait dans l'une de ses Greguerias qu'il faudrait construire des cheminées aux églises pour que les prières s'envolent jusqu'à Dieu.... Lire la suite Ici, la cheminée et ses milliers de ballons multicolores fait s'envoler ce mausolée dédié au rêve, à l'amour et au souvenir... Premier problème d'une longue liste, Russell, 8 printemps, et jeune aventurier, est resté coincé sur le porche, embarqué contre son gré dans le vol du dirigeable improvisé de Carl... S'ensuivent moult autres problèmes et contre-temps, des chiens parlants, des oiseaux loufoques multicolores, et un explorateur borné, le tout dans un monde perdu, magnifique, coloré, magique... Et ce qui, 70 ans après la naissance du rêve, devait être la conclusion d'un vie deviendra, pour Carl Frederiksen, la naissance d'une nouvelle! Raphaël, rêveur et comblé...
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